• Salut Baptiste ! Que me racontes-tu ? Tu me dis que l’an prochain pourrait être l’année du Béarnais ?

    -       Je ne sais rien, mais je formule des hypothèses. N’as-tu pas remarqué qu’en politique on voit des carrières démarrer sur le fil du rasoir et se poursuivre au bord du précipice ?

    -       C’est vrai que l’on a vu des situations imprévisibles qui, l’émotion apaisée, s’installent et sont admises comme si elles étaient naturelles. Alors de qui s’agit-il ?

    -       Eh bien supposons… Supposons qu’Alain Juppé perde la primaire et que Nicolas Sarkozy soit le représentant du parti « Les Républicains », François Bayrou l’a déjà annoncé, dans ce cas de figure il présentera sa candidature.

    Supposons qu’à gauche les candidatures se multiplient comme cela est prévisible, nous pourrions voir : Jean-Luc  Mélenchon et Emmanuel Macron, (qui ne veulent pas participer à la primaire), concourir avec celui qui sortira de la primaire (compétition entre Arnault Montebourg, Manuel Vals, François Hollande, Martine Aubry ?... et d’autres peut-être.

    Grosso-modo il pourrait y avoir au premier tour, par hypothèse, : Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc  Mélenchon, Emmanuel Macron,  Manuel Vals, Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, François Bayrou et peut-être d’autres. De cette liste les deux premiers participeront au second tour.

    Raisonnons et supposons : l’éparpillement des voix à gauche est tel qu’aucun candidat n’est dans les deux premiers (bien qu’une surprise ne soit pas à écarter du côté d’Emmanuel Macron). En revanche, de nombreux Républicains ne souhaitant plus revoir Nicolas Sarkozy et vexés d’avoir vu Alain Juppé échouer à la primaire (dont le premier tour sera dans deux jours le dimanche 20 novembre 2016) votent pour Bayrou qui se retrouve deuxième derrière Marine Le Pen.

    François Bayrou négocie au second tour avec la gauche des Républicains et la droite de la gauche, il obtient un très grand score et la prédiction de François Mitterrand, qu’il espère voir se réaliser lors de chaque présidentielle, éclate enfin au grand jour !

    -       Merci Baptiste, rendez-vous dans le futur !

     

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  • Salut Baptiste ! Les choses vont de mieux en mieux parait-il ?

    -       Ah ouiiiiiiii… La fameuse méthode Coué (http://www.methodecoue.com/methode.htm ). Elle a du bon, elle a du bon.

    -       Mais elle ne suffit pas.

    -       Bien sûr… Il faut aussi rire… et se méfier de ceux qui vous pourrissent la vie. Car, comme d’habitude, quand j’appuie sur le bouton, je vois entrer chez moi des personnages qui me racontent ce qui se passe ici, ailleurs, partout dans le monde…  Ça s’appelle la télévision… Ils savent tout ! Ce qu’il faut manger, ce qu’il faut faire pour maigrir, combien le pays est endetté, de combien le gaz va augmenter, le temps qu’il fera demain, après-demain…

    Ce qui me gêne c’est qu’ils entrent chez moi sans rien apporter, même pas la boite d’anxiolytique contenant les comprimés dont il faut avaler au moins une dose avant d’avaler la leur.

    L’autre jour je n’avais pas mon comprimé, mais je me suis rassuré moi-même, car lorsqu’il m’a annoncé que la France devait deux mille milliards d’euros, j’ai failli repeindre le mur couleur café tellement j’ai pouffé de rire. Car d’abord on ne les remboursera jamais, personne n’est capable de dire à qui on les doit, que ceux à qui on les doit veuillent bien se faire connaître, celui à qui on les doit n’en a pas vraiment besoin car il continue à nous en prêter, et certains disent même que s’il a autant d’argent à nous prêter c’est qu’on avait oublié de le lui prendre avant…

    Alors vous voyez bien que c’est drôle… Laissez tomber votre comprimé et RIEZ !

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  • Salut Baptiste ! Que penses-tu de KohLanta ?

    -       C’est une magnifique étude de la société avec ses joies, ses peines, ses amitiés fortes et ses coups-bas terribles, ses soutiens sincères et ses trahisons incompréhensibles. C’est la vie.

    -       Pourquoi toutes ces complications ?

    -       Parce que les concepteurs ont bâti une trame qui instille continuellement les ingrédients de nature à détruire les alliances et à favoriser l’émergence de rancœurs, de jalousies et de ressentiments. 

    -       J’ai envie de dire pourquoi tant de haine ?

    -       Si ce jeu est intéressant pour sa capacité à mettre en lumière tous les travers de la société – il suffit de constater ce qui se passe au sein d’un parti politique pour en avoir un résumé -, il ne faut pas oublier que nous sommes à la télévision et que l’objectif premier est de faire du buzz, d’attirer et de fidéliser le téléspectateur.

    -       Mais à la fin c’est le plus fort qui gagne ?

    -       Justement pas ! C’est là que le jeu est frustrant mais subtil, car si la victoire était acquise au plus fort, au fil des ans nous n’aurions que des athlètes, des musclés, des sportifs de haut niveau, dans cette émission, alors que précisément ce qui fait l’intérêt de ce jeu c’est que, non seulement il crée des rebondissements insupportables, mais en plus il permet la victoire de n’importe lequel, quelles que soient ses forces physiques.

    -       Comment ça ?

    -       Bien évidemment puisqu’il est très facile de compenser ses déficiences musculaires par des combines stratégiques, des résonnements fourbes et perfides, des infidélités etc. qui finissent par éliminer les gêneurs et s’ouvrir ainsi un possible chemin vers la victoire. 

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  • Salut Baptiste ! Comment va l’actualité en ce moment ?

    -       Sans le 49.3 et le projet de loi «aime connerie » ou un nom comme ça ? On se demande de quoi nous parleraient les éditorialistes.
    A propos, j’aimerais que l’on réalise un sondage pour savoir quel est le pourcentage de nos concitoyens qui savent ce qu’est le 49.3 et où on met les cartouches ?

    -       Effectivement, je présume que beaucoup de titulaires d’une carte d’électeur ne connaissent pas bien son fonctionnement, ni comment il se démonte pour le nettoyer et le graisser.

    -       En tout cas, si lors de la prochaine élection présidentielle les candidats sont trop nombreux, je sors le 49.3. Il n’y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui l’utilisent.

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  • Salut Baptiste ! Pourquoi tu ne fais pas comme Ursule ?

    -       Ha ? Et que fait-il ?

    -       Il achète des bidons de peinture et il peint.

    -       Des portraits ?

    -       Non des murs. Tout le monde peut le faire il suffit d’acheter la peinture chez Brico-Malin.

    -       Il pourrait aussi acheter des tubes et peindre sur un chevalet.

    -       Ah oui… Pourquoi pas ? Il suffit d’acheter des tubes.

    -       Hé t’as vu Hyppolite il écrit ?

    -       Il écrit quoi ?

    -       Bof des romans des poèmes…

    -       Et c’est difficile ?

    -       Je ne crois pas, il suffit d’acheter un dictionnaire, tous les mots sont dedans.

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  • Salut Baptiste ! Quel beau soleil aujourd’hui n’est-ce pas ?

    -       Magnifique. Une journée de printemps comme on en rêve et qui me rappelle tant de souvenirs d’enfance. Je me revois enfilant les socquettes blanches. Tiens ! On ne parle plus de socquettes me semble-t-il n’est-ce pas ? On parle de bas, de chaussettes… mais pas de socquettes… Je nous revois le long du chemin accompagné de filles (sœur, voisines, cousines…) un peu plus âgées 12 ou 15 ans tandis que j’en avais 6 ou 7, elles cueillaient des violettes et m’aidaient à les reconnaitre dans le talus. Tiens ! on ne voit plus beaucoup d’enfants cueillir les violettes n’est-ce pas ? Accaparés qu’ils sont à utiliser l’électronique, le regard baissé sur leur bidule. Nous parcourions le chemin de traverse dans le pré, d’où s’envolaient les premiers papillons des premières fleurs quelques boutons d’or ornant le sentier. Quelquefois c’était le trajet de l’église de Saint Hilaire pour assister à la messe. Tiens on ne va plus beaucoup à la messe n’est-ce pas ? Oui c’est vrai, à la messe… Pourquoi faire ? On avait déjà entendu le catéchisme où le curé nous racontait des histoires passionnantes mais invérifiables. A l’église son prêche, mêlé dans nos têtes aux leçons de morale de l’école laïque, faisait un amalgame qui construisait un art de vivre, une conduite à adopter, des principes à respecter. En plus, le rassemblement créé naturellement sur le parvis de l’église offrait l’opportunité de rencontres, d’échanges, de discussions diverses, de rigolades, avant et après l’office. Des retrouvailles généralement hebdomadaires à moins que ce ne soit l’ascension ou la pentecôte, des rencontres sans contraintes, sans préalables, sans invitations, sans protocole, en toute simplicité. Aujourd’hui on me dit que l’église va s’écrouler car la commune rurale de Durfort-Lacapelette (82390) n’a pas les moyens d’entretenir l’édifice. Certes, une église dans chaque paroisse, je pourrais citer de mémoire Saint-Paul, Saint-Hubert, Saint-Martin, Saint-Hilaire, Saint-Simplice, pour une commune de 675 habitants, alors que la fréquentation est quasiment nulle, cela fait beaucoup de frais. Ce que les spécialistes en tout genre, qui soignent les corps et les âmes, appellent le lien social en recommandant de le créer ou de l’entretenir au travers d’associations ou autres clubs de réunions et de rassemblements, existait tout naturellement par le biais de participation aux rites religieux. Même ceux qui ne croyaient pas au mystère croyaient au besoin de converser avec le voisinage.

    -       Tu regrettes le passé mon cher Baptiste ?

    -       Sans doute… Sans doute…

    -       Tout en redoutant l’avenir ?

    -       Sans doute… Sans doute… A moins que je regrette tout simplement mes petites socquettes blanches ?

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