• Chaque année, le jour de la fête des mères, un souvenir revient à ma mémoire. J'étais à l'école primaire de Saint-Martin (une école en pleine nature au milieu des champs dans la campagne du Bas Quercy, à une douzaine de km de Moissac), qui a fermé ses portes il y a quelques années et que la commune de Durfort-Lacapelette (82390) a vendue à un particulier pour en faire un gite, je crois savoir... Je devais avoir 4 ou 5 ans ? Je ne sais plus... car les deux classes petits pour Madame et grands pour Monsieur, avaient la possibilité (en l'absence d'école maternelle) d'accueillir des plus petits avec accord de la hiérarchie, si bien que j'ai commencé à rejoindre l'école à partir de 4 ans et demi, alors que j'étais le seul à ce moment là dans ma classe de maternelle ! Super n'est-il pas ?

    Et là, j'ai le souvenir que depuis peu on nous avait présenté un vieux Monsieur barbu, en nous précisant qu'il était le Maire de la commune.

    Alors imaginez-vous ma réaction lorsque l'institutrice nous invita à confectionner ou à décorer une poterie pour la fête des mères, dans ma tête cette phrase s'inscrivait "fête des maires" .Pour mon esprit curieux, mêlé au manque d'expérience, ce travail que l'on nous demandait de faire au profit du Maire me laissait dubitatif. Comme ce problème insoluble et surprenant me plongeait dans une profonde réflexion, car je n'osais pas questionner l'institutrice, il est resté gravé dans ma mémoire et refait surface chaque année.

    Comme quoi, il est toujours utile de bien préciser le sens des mots aux enfants pour leur éviter de graver inutilement !!!

    Bonne fête des MÈRES et tant pis pour les maires. Faut que ce soit clair.

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  • A la recherche des mots perdus.Suite de cette rubrique commencée ici

    Fesse-cahier (n.m.) : Expression de dédain pour désigner celui qui gagne sa vie à faire des rôles d’écriture.

    Fesse-chambrière (n.m.) : Homme qui est amoureux des servantes.

    Fesse-maille (n.m.) : Un avare, un vilain, un ladre, qui se fait fesser pour une maille (petite monnaie de cuivre).

    Fesse-matthieu (n.m.) : Avare, usurier, homme qui prête sur gages. Hist. Avant sa conversion Matthieu était publicain et sans doute usurier. On disait face de Matthieu puis fesse de Matthieu.

    Fesse-pinte (n.m.) : Ivrogne, intrépide buveur.

    Incaguer (du latin in « contre » ; cacare, « rendre ses excréments »). Défier quelqu’un, le braver avec mépris. (Incagade : Bravade, rodomontade)

    Lèche-doigt (à) (loc.adv.) : En petite quantité, mesquinement.

    Lendore : Expression fig. et pop. Personne lente et paresseuse.

    Luisarner : Vieux mot qui a signifié luire par intervalles et qui n’est plus usité que dans ce proverbe :

    Soleil qui luisarne au matin

    Femme qui parle latin

    Enfant nourri de vin

    Ne viennent pas à bonne fin.

         -----

    ARBRE A MOTS :

    Pour ceux que l’arbre à mots intéresse, ma participation est ici :

    http://0z.fr/Izq5D

      

     

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  • A la recherche des mots perdus.

    Nous autres, les mots, savons que nous sommes mortels et que chaque génération, chaque siècle qui passe condamne à mort une partie d’entre nous : Dix pour cent du vocabulaire se renouvelle tous les cent ans.

    Voici quelques mots obsolètes.

    Acagnarder : Au XVIème siècle, on appelait à Paris cagnards des gueux  qui l’été logeaient sous les ponts. Acagnarder, c’est donc habituer quelqu’un à imiter les cagnards c’est-à-dire à vivre dans l’abandon et l’oisiveté.

    S’acagnarder : mener une vie de fainéant, de joueur, de débauche.

    Besante : signifiait autrefois grand-tante.

    Cataglottisme : Emploi de mots recherchés. Baiser lascif.

    Chancir : se couvrir d’une pellicule blanche. (Les confitures commencent à chancir)

    Embabouiner : Amadouer par des caresses, amener à son but par des paroles flatteuses.

    Emburelucoquer : Emplir la tête de chimères semblables à celles que les moines ont coutume de loger sous leurs capuchons de bure. Offusquer. (La fumée du vin commençait à emburelucoquer les parties du cerveau. Rabelais)

    Galifrer : Manger beaucoup, gloutonnement. Dévorer.

    Galimafrée : Ragoût composé de plusieurs restes de différentes viandes.

    Garbouille : S’est dit pour brouille, querelle, désordre, confusion. Etre en garbouille avec quelqu’un.

    Glabelle : Espace sans poils entre les sourcils.

     

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    La vidéo n'a pas voulu s'intégrer !

    j'ajoute donc le lien :

     

    UNE BONNE ADRESSE POUR LE BIO


     
    http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafY1Rk.html

     

     

     

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  • En 1878, il a eu une légère attaque cérébrale dont il s’est bien remis. Mais il sent la fin approcher.

    J’aurais bientôt fini d’encombrer l’horizon. Au mois d’avril 1885, il est frappé de congestion pulmonaire. Pendant son agonie il dira un dernier alexandrin : C’est ici le combat du jour et de la nuit. En mourant il dira encore : Je vois de la lumière noire.

    Victor-20Hugo.gif

    C’est le vendredi 22 mai 1885 à 13 h 27. La foule recueillie attend sous les fenêtres. On prend connaissance du testament du poète : Je donne cinquante mille francs aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l’oraison de toutes les églises ; je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu.

    L’Assemblée Nationale, pour une fois unanime (ou presque), lui votera des obsèques nationales par 415 voix sur 418. Son corps sera embaumé le 23 mai avant d’être exposé sous l’Arc de Triomphe. Deux millions de personnes défileront devant sa dépouille. Les funérailles ont été fixées au 1er juin à 11 heures. Il fallut onze chars pour transporter les fleurs (estimées à un million de francs or). La tête du cortège atteignit le Panthéon à 14 heures. Le dernier groupe n’y arrivera qu’à 18 h 30.

                                                           ----------

     Le 30 mai 1878, Victor Hugo avait prononcé, pour le centième anniversaire de la mort de Voltaire, un discours dont la péroraison pourrait s’appliquer mot pour mot à celui qui le prononçait : Il y a cent ans un homme mourait. Il mourait immortel. Il s’en allait chargé d’années, chargé d’œuvres (…). Il s’en allait, maudit et béni. Maudit par le passé, béni par l’avenir et ce sont là les deux formes superbes de la gloire (…). Il était plus qu’un homme, il était un siècle.

     Comme l’a écrit Alain Decaux : Le plus grand poète de la France est devenu le poète de la France.

    xxx

     

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    1 Le séjour de Jersey

    Lors de son séjour dans l’île de Jersey (1852-1855), Hugo passa trois années à écrire et à explorer la région environnante. Pour pallier l'ennui, Hugo et sa famille s'adonnèrent à la photographie. C’est à Jersey qu’il écrivit le pamphlet Napoléon le Petit (1852) et les poèmes satiriques Châtiments (1853). Près de Le Dicq, sur la grève d'Azette dans la paroisse de Saint-Clément, il existe un rocher où l’écrivain rencontrait d’autres réfugiés politiques français. On l’appelle aujourd’hui le «rocher des Proscrits» (The Exiles' Rock). La maison où Hugo a vécu a été transformée en hôtel. En 1855, Victor Hugo fut expulsé de l’île à la demande du gouvernement anglais parce qu’il avait, dans un écrit, injurié la reine Victoria. Il se réfugia alors à l’île de Guernesey.

    2 L’exil de GuerneseyHugo-Hauteville-House_Guernesey.jpg

    Le long exil de Guernesey (1855-1870) rendit Victor Hugo célèbre tant en France qu’en Grande-Bretagne. L’écrivain devint alors une véritable légende vivante et il y écrivit ses œuvres les plus importantes: Les Contemplations (1856), La Légende des siècles (1859-1883), Les Misérables (1862), Les Travailleurs de la mer (1866), L’Homme qui rit (1869). Pour Victor Hugo, le roman Les Travailleurs de la mer se voulait un hommage particulier aux habitants des îles Anglo-Normandes.

     

    Les Misérables qui paraissent à Paris en 1862, reçoivent un accueil triomphal. Et puis, c’est Sedan, l’effondrement de l’Empire, la fuite de Napoléon III. La République est proclamée le 4 septembre 1870. Hugo arrive à Paris le 5, reçu avec les honneurs d’un roi, avec la ferveur d’un dieu, par une foule indescriptible. Mais la France n’est pas au bout de ses malheurs. Dans Paris assiégé par les prussiens, les parisiens mourant de faim mangent du rat. Par faveur spéciale, Hugo reçoit de temps en temps en cadeau la viande des animaux du zoo qu’on a abattus. Il mange du rôti d’antilope, de cerf, d’éléphant, d’ours…

    Il se présente aux élections et est élu à Paris. Mais très vite l’Assemblée fortement marquée à droite lui devient odieuse. Face aux hurlements de haine de ses adversaires, il démissionne. Il gardera le regret de n’avoir pu proposer toutes les mesures qui lui tenaient tellement à cœur : l’abolition de la peine de mort, les Etats-Unis d’Europe, l’instruction gratuite et obligatoire, les droits de la femme…

    Il se trouve à Bruxelles au moment de la Commune. Il se voudrait au-dessus de la mêlée, mais la haine et la férocité déchaînées couvrent sa voix. Il écrira l’Année Terrible en souvenir en souvenir de cette année 1871 où une partie de la France faisait la guerre à l’autre.

    Elu Sénateur en 1876, Victor Hugo est devenu une gloire internationale. Il reçoit dans sa maison de l’avenue d’Eylau l’hommage des célébrités de France et du monde entier. Le gouvernement pour l’honorer rebaptise l’avenue d’Eylau Avenue Victor Hugo. Désormais on lui écrit : A Monsieur Victor Hugo, en son avenue. Pour son quatre-vingtième anniversaire, 600 000 peronnes défilent sous ses fenêtres. L’avenue est couverte de fleurs.

     

    (A suivre…)

    Hugo Victor

     

    Suite 1

     

    Suite 2

     

    Suite 3

     

    Suite 4

     

    Suite 5

     

     

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                    Hugo Victor                                                                      Suite 3

                    Suite 1                                                                                 Suite 4

                    Suite 2

     

         Victor Hugo est à Jersey, il produit beaucoup : Les Châtiments, d’abord, qui sont le plus grand pamphlet du siècle, Les Contemplations, Les Chansons des Rues et des Bois et le début des Misérables. Au cours d’un voyage dans l’île, Delphine de Girardin initie Hugo au spiritisme. Désormais, chaque soir à Marine Terrace, les tables vont tourner et taper du pied. Tour à tour, Léopoldine Hugo, Jésus-Christ, Shakespeare, Molière, Marat et tant d’autres âmes célèbres, se rendront à la convocation du poète pour y faire une déclaration dans un style hugolien. Il arrive qu’à force de vivre dans le surnaturel, la raison chavire. Jules Allix, l’un des participants, devint fou et Victor Hugo arrêta définitivement ces dangereuses expériences. Victor_Hugo_Dessin037.jpg

    Sommé de quitter Jersey à la suite d’incidents avec les autorités, Victor Hugo se réfugie à Guernesey en 1855. Apprenant qu’on ne peut expulser ceux qui possèdent une maison dans l’île, il achète Hauteville House, il vivra quinze ans dans ce décor à sa démesure qu’il a entièrement conçu et fabriqué. La cour se reconstitue autour du poète en exil. En France, Napoléon III multiplie les offres d’amnistie. Quelques-uns des proscrits se laissent tenter, Hugo tient bon : Et s’il n’en reste qu’un je serai celui-là !

    Peu à peu, le dandy cède la place au patriarche. Les cheveux blanchissent, la barbe pousse. Le voici devenu « l’aïeul universel ». Il distribue aux pauvres de l’île le tiers de ses revenus.

    Ses œuvres connaissent sur le continent un prodigieux succès. Avec la Légende des Siècles, la France a trouvé son poète épique. C’est d’ailleurs à elle qu’il a dédié cette œuvre :

    Livre, qu’un vent emporte

    En France où je suis né !

    L’arbre déraciné

    Donne sa feuille morte.

     (Écrits par intermittences entre 1855 et 1876, tant ses projets sont nombreux en ces années d'exil à Guernesey, les poèmes furent publiés en trois séries : en 1859, en 1877 et en 1883. Portée par un talent poétique estimé comme sans égal où se résume tout l'art de Hugo, après l'accomplissement des Châtiments et des Contemplations qui lui ont ouvert de nouveaux horizons, la Légende des Siècles est considérée comme la seule véritable épopée française et, suivant le jugement porté par Baudelaire, comme la seule épopée moderne possible. Wikipédia)

     

    (A suivre...)

     

     

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  • Hugo Victor  

    Suite 1

    Suite 2 

    Suite 3

     Vous pensiez que la suite n°3 marquait la fin de cette rétrospective. Pas du tout… Il y a encore des choses à raconter sur notre poète qui eut une longue vie, une rare précocité et la gloire conquise dès 30 ans. Plus de soixante années d’une activité littéraire ininterrompue, une puissance de travail peu commune au service d’une prodigieuse faculté créatrice. Comment dès lors s’étonner que Victor Hugo figure dans le livre des records comme le poète le plus prolixe avec 153 837 vers.

    Son premier poème date du 1er janvier 1814. C’était un madrigal adressé à la Générale Lucotte par un gamin de douze ans. Il n’a que 17 ans lorsqu’il remporte le « Lys d’Or » la plus haute récompense aux jeux floraux de l’académie de Toulouse pour son « Ode sur le rétablissement de la statue d’Henry IV ».Un an plus tard, Louis XVIII lui compte sur sa cassette une gratification de 500 F pour son Ode sur la mort du Duc de Berry. En 1823, Victor Hugo publie ses Odes et poésies diverses. En 1830 Hernani (drame en 5 actes et en vers) écrit en moins d’un mois, l’année suivante Notre Dame de Paris.

    A 38 ans, Victor Hugo est élu à l’Académie française. Il ne manque à ses ambitions qu’une consécration politique. Elle vient en 1848 avec son élection à l’Assemblée. C’est avec l’appui des conservateurs qu’il a obtenu son siège et pourtant, il n’est pas de Droite. La Gauche acclame ses interventions, mais ne le reconnaît pas comme l’un des siens. La Droite qui n’aime pas les transfuges commence à le haïr.

    Louis-Napoléon Bonaparte est élu président au suffrage universel. Victor Hugo s’oppose à lui et ne cesse de manifester son désaccord. Il s’écrie dans un discours à la Chambre : Quoi ! Après Auguste, Augustule ! Parce que nous avons eu Napoléon le Grand, il faut que nous ayons Napoléon le Petit !

    Après le Coup d’Etat du 2 décembre 1852 où Louis-Napoléon Bonaparte se fait proclamer Empereur, Victor Hugo est en danger. Dans les rues, sur les boulevards c’est le massacre. On fusille au hasard. Victor Hugo doit s’enfuir : sa tête est mise à prix 25 000 francs-or. Sous un déguisement d’ouvrJersey_arp_750pix.jpgier, avec un passeport au nom de Lanvin, typographe, il prend le train à la gare du Nord pour Bruxelles. Il y rédige un pamphlet Napoléon-le-Petit qui sera publié à Londres. Avant sa parution, il se réfugie à Jersey où, tel un souverain en exil, il sera entouré de toute une cour : femme, enfants, amis, admirateurs, visiteurs de passage. Juliette – décence oblige – habitera la maison voisine. Pendant les trois ans de son séjour à Jersey, Hugo accomplira un prodigieux travail…

     

    (à suivre…)

     

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    Hugo Victor

    Victor Hugo

     

    Suite 1

     

    Suite 2

     

    Bonheur et malheur...

     

    Comme s’il existait dans le grand livre de la Providence une mystérieuse comptabilité où bonheur et malheur doivent s’équilibrer, Victor Hugo a connu, à côté des plus grands triomphes, les plus affreuses tragédies familiales. Il a vécu assez longtemps pour voir disparaître, l’un après l’autre, quatre de ses cinq enfants et la cinquième devenir folle.

    Le premier, Léopold, est mort en bas âge en 1823. Léopoldine naît l’année suivante. Elle est si jolie, si pur, si fragile, que son père hésite à lui accorder l’autorisation d’épouser le fils d’un de ses amis havrais, Charles Vacquerie. Le mariage est pourtant célébré à Paris le 15 février 1843. Quelques mois plus tard, le 4 septembre, alors que les jeunes époux se promènent en voilier sur la Seine à Villequier, un coup de vent soudain fait chavirer l’embarcation. C’est le naufrage, Léopoldine se noie sous les yeux de son mari, qui, après avoir tenté à plusieurs reprises de la repêcher, se laisse couler de désespoir.

    A ce moment-là, Victor Hugo et Juliette reviennent d’un voyage en Espagne et rentrent à petites étapes. C’est par hasard, dans un café de Rochefort, que Victor lira dans un journal l’atroce nouvelle.

    Troisième enfant du ménage Hugo, Charles – le futur père de Georges et de Jeanne – naît en 1826. Il mourra à Bordeaux en 1871, à 45 ans, frappé d’apoplexie dans un fiacre.

    Le quatrième enfant, François-Victor né en 1828, sera emporté en 1873 par la tuberculose.

    La cinquième, enfin, la petite Adèle, née en 1830, connaîtra le pire destin. En 1863 elle s’enfuira au Canada, pour retrouver Alfred Pinson, le lieutenant anglais dont elle était tombée amoureuse à Guernesey. Apprenant qu’il était marié, elle perdit la raison au point qu’il fallut l’interner en 1872. Elle mourut en 1915 dans une maison de santé de St-Mandé.

    Madame Hugo était morte en 1868 à Bruxelles. La fidèle Juliette Drouet accompagna presque jusqu’au bout son héros. Elle le quitta le jour de sa mort le 11 mai 1883.

    Désormais, il ne restait au vieux poète, de tous ceux qu’il avait aimés, qu’une fille folle, deux petits-enfants de 14 et 15 ans… et la gloire !

     

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