Par Peut-être
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Mon coup de coeur de samedi dernier.
Une superbe interprétation qui provoque le frisson, et humecte les pupilles...
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J´ai eu tort, je suis revenue / dans cette ville loin perdue / Où j´avais passé mon enfance. / J´ai eu tort, j´ai voulu revoir / le coteau où glissaient le soir / bleus et gris ombres de silence. / Et je retrouvais comme avant, / longtemps après, / le coteau, l´arbre se dressant, / comme au passé. / J´ai marche les tempes brulantes, / croyant étouffer sous mes pas / Les voies du passé qui nous hantent / et reviennent sonner le glas. / Et je me suis couchée sous l´arbre / et c´était les mêmes odeurs.
Et j´ai laissé couler mes pleurs, / mes pleurs. / J´ai mis mon dos nu a l´écorce, / l´arbre m´a redonné des forces / tout comme au temps de mon enfance. / Et longtemps j´ai fermé les yeux, / je crois que j´ai prié un peu, / je retrouvais mon innocence. / Avant que le soir ne se pose / j´ai voulu voir / les maisons fleuries sous les roses,
j´ai voulu voir / le jardin où nos cris d´enfants / jaillissaient comme source claire. / Jean-Claude, Régine, et puis Jean - / tout redevenait comme hier - / le parfum lourd des sauges rouges, / les dahlias fauves dans l´allée, / le puits, tout, j´ai tout retrouvé.
Hélas / La guerre nous avait jetés là, / d´autres furent moins heureux, je crois, / au temps joli de leur enfance. / La guerre nous avait jetés là, / nous vivions comme hors la loi. / Et j´aimais cela. Quand j´y pense / oh mes printemps, oh mes soleils, / oh mes folles années perdues, / oh mes quinze ans, oh mes merveilles - / que j´ai mal d´être revenue - / oh les noix fraiches de septembre / et l´odeur des mures écrasées, / c´est fou, tout, j´ai tout retrouvé.
Hélas / Il ne faut jamais revenir / aux temps cachés des souvenirs / du temps béni de son enfance. / Car parmi tous les souvenirs / ceux de l´enfance sont les pires, / ceux de l´enfance nous déchirent. / Oh ma très chérie, oh ma mère, / où êtes-vous donc aujourd´hui? / Vous dormez au chaud de la terre. / Et moi je suis venue ici / pour y retrouver votre rire, / vos colères et votre jeunesse. / Et je suis seule avec ma détresse.
Hélas / Pourquoi suis-je donc revenue / et seule au détour de ces rues? / J´ai froid, j´ai peur, le soir se penche. / Pourquoi suis-je venue ici, / où mon passé me crucifie? / Elle dort à jamais mon enfance.
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L'original est ici : http://youtu.be/LrFfXPATUzw
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