• Chambre et à la Maison 5227

    Allo pépé… Où es-tu ? Oui je sais… Quelque part dans le ciel… Mais ce n’est pas facile, heureusement il y a le téléphone.

    Tu veux savoir pourquoi je t’appelle. En fait je t’appelle pour rien ! C’est pour épuiser le forfait. Oui, je comprends que tu ne comprennes pas, toi tu téléphonais quand tu avais quelque chose à dire et tu payais le montant correspondant à la dépense. C’est que depuis ce temps là… il y a eu quelque chose de fantastique qui s’est passé : le progrès !

    Maintenant on ne sait pas ce que l’on aura à dire mais on sait ce que l’on doit payer. Ensuite, puisque c’est payé, on parle pour ne rien dire afin de parvenir à dépenser ce que l’on a réellement payé. C’est simple ?

    Non… Tu as raison… C’est idiot ! Oui, c’est bien possible… Mais il parait que c’est bon pour les opérateurs… alors tout le monde est content !

     

    Partager via Gmail

    8 commentaires
  • Suite à « la lettre à mon pépé » du 29 avril 2011, un lecteur du blog – le Président de « La Mémoire de Bruges » m’écrit ceci :  

     Personnes-52435.jpg

    « Aujourd'hui, la boulimie d'informations qui arrive en permanence de partout  pourrait nous faire perdre la tête (la boule).

    Au XVIIe siècle, les grandes nouvelles du pays circulaient avec des moyens organisés. C'étaient des messagers qui allaient de poste en poste de relais annoncer les grands évènements.

    Assassiné le 14 mai 1610, la mort du roi Henry IV fut connue à Bordeaux le 19 mai. C'était rapide car il fallait avertir la famille résident dans la région.

    Celle de Richelieu fut connue au bout de 10 jours ».

     

    (Informations tirées de : la vie quotidienne dans l’Aquitaine du XVIIème siècle – Yves-Marie Bercé – Editions Hachette)

    Partager via Gmail

    3 commentaires
  •     2011.04.29

    Hier il y a eu un accident sur l’autoroute, on a dénombré sept morts, la circulation a été bloquée le moins longtemps possible, tout a été mis en œuvre pour débarrasser l’asphalte rapidement et remettre tout en marche… La machine à broyer n’attend pas, c’est la routine. On fabrique des voitures, on crée des autoroutes, on fonce comme des dingues, on s’emplafonne, on rebouche les trous et ça repart… Faut qu’ça roule !

    Oui, je sais « autoroute » est un mot qui ne t’es pas très familier ; elles existaient tout juste et on en parlait quasiment pas lorsque tu es parti définitivement vers l’inconnu. Alors ordinateur, mobile, portable, texto et autres sms, tout cela n’a aucune signification. Quand on voulait te signaler qu’il était l’heure du repas on mettait un linge blanc au bout d’un piquet à l’angle de la cour, de sorte que tu pouvais l’apercevoir depuis le fond du vallon… C’était le sms de l’époque !  

    Ce qui se passait en Chine ou au Japon ne te concernait pas. Tu apprenais quelquefois avec un retard de quinze jours, au hasard d’une rencontre ou chez le boucher, un incident qui s’était déroulé au chef-lieu du canton… Alors, autant dire que les mouvements sur la place Tienanmen paraissaient aussi inaccessibles que ce qui se passe aujourd’hui… dans une autre galaxie ! Et pourtant cela ne fait même pas cent ans que tu es revenu de la guerre de 14. Bien sûr je parle de 1914… la grande guerre, celle que tu me racontais au coin du feu bien plus tard quand j’avais l’âge de raison (et que j’avais quand même souvent tort) !

    Tiens encore deux choses que tu n’as pas connues, tu vois les autoroutes brouillard.jpgdont je te parle plus haut, elles sont très perfectionnées de nos jours, tu n’as jamais vu ces nombreux panneaux lumineux qui signalent tout ce qui se passe. Par exemple toi quand tu partais de bon matin avec tes bœufs pour aller au champ labourer, faucher, ou récolter le foin ou le blé… s’il y avait du brouillard il fallait que tu le voies ! Et tu le voyais bien je crois. Hé bien là sur les autoroutes on prend les gens pour ce qu’ils sont devenus… alors en grosses lettres lumineuses le mot BROUILLARD clignote ! C’est beau… C’est pratique pour ceux qui sont déjà dans la brume toute l’année ! Et il y a bien pire. Aujourd’hui quand quelqu’un est « bourré » il souffle dans un ballon pour le savoir.

    Oui, je sais… j’arrête… Tu finirais par ne pas me croire !

     

    Partager via Gmail

    11 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique